Site internet du quartier Victor Hugo Saint-Roch

Histoire

Le quartier Victor Hugo / Saint-Roch : Une  ville dans la ville - Le patrimoine

Le patrimoine

Le patrimoine du quartier est composé essentiellement d'architecture religieuse, militaire et civile. Ces éléments s'étendent du XVIIe siècle à aujourd'hui.

La Chapelle Saint-Roch

Il s'agit de la plus ancienne construction, seul témoignage de l'hôpital du même nom fondé en 1623. L'établissement accueillait les pestiférés. Deux cimetières entouraient l'hôpital. L'église est partiellement reconstruite en 1759. Jusqu'à la Révolution ce sont les Capucins qui desservaient la chapelle. L'ensemble est confisqué en 1792 et mis en vente en 1816. Après les démolitions du XIXe siècle, seul subsiste la chapelle qui fut attribuée à la paroisse Saint Martial en 1893.
Les deux fenêtres extérieures, encore existantes, permettaient aux lépreux de suivre les offices sans pénétrer dans la chapelle. Sur la façade sont présents une statue de Saint-Roch, des blasons et un cartouche portant la date de construction et le nom des bienfaiteurs. Cet édifice est aujourd'hui rattaché à la paroisse du Sacré Coeur.

La croix de rue

Située entre la rue de Bellegarde et le chemin de la Croix, seule la colonne est encore d'origine. Cette croix, qui fut déplacée, servait à marquer les limites des franchises de la Ville. Une tradition orale rappelle que les enfants abandonnés à la naissance y étaient déposés.

 
 

La prison

Longtemps implantée au Châtelet, actuel marché couvert, la prison d'Angoulême a été élevée entre 1855 et 1858 par l'architecte Brazier entre le boulevard Thiers et la rue Saint-Roch.

L’église du Sacré Coeur

Cet édifice a été commencé en 1929 sur les plans de l'architecte Louis Martin à l'instigation de Paul Sévenet, président fondateur de la société civile catholique de la Bussatte . Elle s'inspire de l'église de Saint Pierre de Montrouge à Paris. Seul le choeur fut élevé, en pierre. L'église ne sera achevée qu'en 1957 par la construction de la nef, de la façade et du clocher, en béton, sur les plans de l'architecte Pierre Laliard. En 1966, un grand vitrail abstrait a été réalisé dans la nef par le maître-verrier Gérard Lardeur. L'achèvement de l'église a aussi été possible grâce au Père Gaury.

L’architecture du quartier

Le quartier abrite des constructions privées de différentes époques. Parmi les plus anciennes, le logis des Blanchettes (XVIIIe), rue de Périgueux, et de nombreuses maisons dans l'ancien quartier Saint-Roch. L'essentiel de l'habitat est constitué de maisons individuelles avec jardins. Ces bâtiments datent de la fin du XIXe jusqu'aux années 1930. Les deux immeubles de style Art Déco et réalisés par l'architecte Baleix, boulevard Chabasse et rue abbé Rousselot sont particulièrement remarquables.

Plusieurs établissements scolaires à l'architecture soignée furent élevés telle l'école Victor Hugo au début du XXe siècle, oeuvre de l'architecte Albert Cochot. Dans les années 1960, l'immense lycée Marguerite de Valois fut construit à proximité de la chapelle Saint-Roch.

 

Le quartier invite à la promenade en suivant les boulevards Thiers, Denfert Rochereau ainsi que les rampes surplombant le boulevard de la République.

Insolites

Les carrières

Saviez-vous que le site du quartier Saint-Roch a servi de carrière comme en témoigne encore le nom de certaines rues telle l'impasse des carrières ou encore la rue des Pierrières à Bois Menu. La configuration de certains jardins très encaissés, faisant comme des trous, témoignent aussi de ce passé.

Le grenadier de la rue Monlogis

En partant de la place Victor Hugo, regardez sur votre droite, un grenadier de la garde en tenue de parade de l'époque napoléonienne, trône sur le toit de la maison. Il est en zinc martelé et mesure un mètre de haut. Sa présence signale la maison d'un vendeur d'hommes qui avait pour fonction de trouver un remplaçant à de riches conscrits. En effet, au XIXe siècle, le recrutement militaire se faisant par tirage au sort, les riches malchanceux avaient la possibilité, contre une somme d'argent, de se faire remplacer par un tiers.

Florent Gaillard et Sylvie Blaise-Bossuet. Archives Municipales d’Angoulême. 

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